CLUB DES CYCLOS - RANDONNEURS TOULONNAIS

FEDERATION FRANÇAISE DE CYCLOTOURISME

 

Le diplome du Brevet

  Je vais vous narrer ici comment j'ai parcouru la Loire à vélo pour obtenir ce "diplôme" tout en prenant beaucoup de plaisir :

  J'arrive avec ma voiture personnelle le 18 juillet au soir à l'hôtel Ibis au Puy en Velay, car le départ se fera de bon matin.

Premier jour :

    Le 19 juillet début du séjour et l'organisation AEP Haut Verdon nous prend en charge. Le chargement des bagages et des vélos commence à partir de 8 heures, les voitures sont parquées dans l'enceinte de la gendarmerie, puis c'est le départ en car en direction de Nantes. Nous arrivons le soir après un voyage assez éprouvant au Centre de Football du Départemental de la FFF, où nous nous installons dans des chambres à deux lits.
Avant le dîner Marc Liboa, l'organisateur, lance la première réunion et distribue le journal des parcours, les maillots, et cuissards des 1000 kilomètres de la Loire.

 

Deuxième jour :

    Le 20 juillet départ en car le matin pour visiter St Michel Chef Chef et sa fabrique de biscuits. Après la photo et la visite, nous goûtons les galettes bretonnes accompagnées de Muscadet. Ensuite nous allons voir le Pont de St Nazaire pour finir par la ville de St Brévin que nous visitons avec le petit train. Ensuite

Carte du Pays de Retz

nous sommes conviés au cérémonial habituel : réception par les élus, buffet avec vins du pays, et repas composé de pâtes et volailles, ainsi que des spécialités du coin.
  A 14 heures nous nous mettons en tenu cyclo pour notre première randonnée 70 km de plat avec un passage du bac à Le Pellerin. Comme certains tardent à arriver alourdis par le repas copieux que nous venons de prendre, je m'offre une bière fraîche au café situé en face du bac car il fait assez chaud. Enfin nous arrivons dans la périphérie de Nantes ou les Cyclos Nantais nous guident jusqu'à notre hébergement (autre tradition).

Troisième jour : Saumur

    Le 21 juillet départ pour Saumur distante de 147 kilomètres. En milieu de journée nous nous arrêtons au Moulin d'Epinay. A Saumur nous sommes accueillis à la Mairie pour un vin d'honneur à défaut de visiter le fameux Cadre Noir.

Quatrième jour : Blois

Le château de Blois

    Le 22 juillet départ à 8 heures en direction de Tours ville qui aurait été très difficile de traverser sans le Club local qui nous sert de guide.
  C'est ensuite l'arrêt déjeuner près du château d'Ambroise dont nous faisons le tour à défaut de le visiter.

  Nous arrivons à Blois après 142 kilomètres et après une bonne douche nous allons admirer les dragons, automates de Houdain magicien et serrurier de génie.
  Enfin à la nuit tombée nous assistons à un son et lumière retraçant l'histoire du château de Blois, avec au centre l'escalier ajouté par François 1
er.

Cinquième jour : Chambord
    Le 23 juillet petite journée de 43 kilomètres pour visiter le magnifique château de Chambord et pour assister à un spectacle équestre digne du moyen âge.

Sixième jour : Sancerre
    Le 24 juillet nous effectuons notre journée la plus longue avec 180 kilomètres assez faciles, excepté la cote précédant l'arrivée, car Sancerre se situe sur un piton. A midi nous sommes reçus à Saint Gondon par les élus et nous goûtons un bon repas arrosé de vin des coteaux environnants, qu'il fut difficile de repartir à 14 heures le ventre plein sous un soleil de plomb. En cours de route nous visitons le pont-Canal de Briare unique en son genre. A l'arrivée le directeur de l'Office de Tourisme de Sancerre nous sert de guide dans la ville, puis nous fait visiter la cave municipale avec dégustation des vins du terroir.

Septième jour : Moulins
  Le 25 juillet nous quittons Sancerre vers 8 heures et après le déjeuner nous laissons la Loire pour son affluent l'Allier et nous diriger vers Moulins que nous atteignons sans encombres après avoir parcouru 125 kilomètres. Un guide nous fait visiter la ville après une réception à la mairie avec remise de cadeaux à chaque participant.

Huitième jour : Feurs
  Le 26 juillet nous quittons Moulin mais le départ réel est donné depuis Yzeure. Fini le plat, les vrais difficultés commencent avec la montée par une route forestière du Col de la Croix du Sud et diverses cotes dont celle du barrage de Villerest. Nous retrouvons la Loire et nous apercevons un magnifique petit château comme posé sur le fleuve.
  Malgré ces premières difficultés nous arrivons assez frais à Feurs, après 156 kilomètres, où nous logeons dans un hôtel près de la gare et sur une route à grande circulation. A déconseiller.

Dans le Col de la Croix du Sud

Neuvième jour : Le Puy en Velay

Le Puy en Velay

  Le 27 juillet nous quittons Feurs, les cotes sont un peu plus nombreuse car nous entrons dans la partie haute de la Loire. Heureusement les cyclos du Puy nous accompagnent, et nous mènent un train modéré, ce qui fait que les 129 kilomètres passèrent très rapidement.
  A l'arrivée nous sommes reçus par la municipalité avec discours, photo et vin d'honneur.
  Ensuite nous récupérons nos voitures à la gendarmerie et nous allons dormir aux Estables non loin du gîte d'étapes que nous avions fréquenté avec le Club lors du Tour de l'Ardèche.

Dixième jour : l'arrivée

  Le 28 juillet nous partons des Estables pour la montée du Mont Gerbier de Jonc via le village de Saint Martin de Valamas, c'est la plus grosse difficulté des 1000 kilomètres.
  Nous prenons notre repas de midi à la Ferme de la Loire, et vers 15 heures c'est le retour vers notre gîte après un parcours de 45 kilomètres
  La journée se termine avec la remise des récompenses à Sainte Eulalie par Monsieur le Maire, qui nous offre le dîner avec animation par l'orchestre local.

Le Mont Gerbier de Jonc

  Le 29 juillet c'est le dernier petit déjeuner pris ensemble. Ensuite viennent les poignées de mains avec échanges d'adresses et promesses de se revoir (en particulier sur Saint Jacques de Compostelle). Enfin c'est départ vers Toulon presque à regret tellement ce voyage fut plein de rencontres, de visites de sites, de gastronomie, et de magnifiques paysages tout au long de ce grand fleuve. Tout ceci n'a pu être réalisé, il faut le dire, que grâce à la compétence et à la disponibilité de l'équipe d'accompagnateurs dirigés par Marc Liboa que je remercie ici bien volontiers.

 

CLAUDE

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