SEJOUR CYCLO DU VAL D'OULE DU 17 AU 24 AVRIL 2004

ORGANISE PAR LE CODEP 83

Par Pierre LEVY

 · Samedi 17 avril 2004, 8h30. Le cœur léger et la Kangoo bien chargée, nous prenons la route, Georges et moi, pour le séjour cyclo du val d'oule à la Motte Chalancon dans la Drôme Provençale. L'accueil débute vers 16h00. Nous ne devrions pas être en retard !!!..Gérard a prévu de nous rejoindre en fin d'après midi. Dans la voiture, nos conversations portent surtout sur le vélo et nos nombreux kilomètres d'entraînement ; plus de 2000 pour moi, un peu moins pour Georges mais il a un coup de pédale très affûté et la moyenne montagne de la Drôme Provençale ne l'effraie pas, mieux, il est pressé d'en découdre avec les " petits " cols et veut affirmer sa valeur. Pour ma part, je suis plus circonspect.
L'après midi est classique : installation dans notre chambre, le tour du village, l'attente des arrivants pour retrouver une connaissance…Nous dénombrons dix Varois sur les 40 participants. Michel et Julien de Carqueiranne, Michel et Armande de l'ASCM, Pierre de La londe, nous trois, Gérard, Georges et moi, et bien sur Francis l'organisateur du séjour et son épouse Marie-Claude. 18h30, réception d'accueil, chaleureuse comme il se doit, confortable dans le salon du centre du val d'oule, discours de bienvenue du directeur du centre, du Maire du village et de Francis Coulomb, la cheville ouvrière de ce séjour. L'apéritif nous donne l'occasion de faire connaissance ou de retrouver d'anciens camarades de route.

Georges au Départ

 · Dimanche matin. Le circuit de dimanche ne nous pose à priori pas de problème avec ses 65 km pour 900 de dénivelée.Les 40 participants sont frais et dispos. Les appareils- photos immortalisent le groupe (tant qu'il est encore entier).

Le premier départ a toujours quelque chose d'émouvant, la gaieté règne, les costauds se toisent, des groupes se forment déjà. Et c'est enfin le départ. Ça roule un peu vite mais une descente vient à point pour pouvoir recoller au groupe. Après les gorges de l'eygues , nous attaquons le col de la sausse au milieu des cerisiers en fleurs, plus loin, les champs d'abricotiers taillés à la perfection. Le paysage me fait oublier que le col est déjà dur ; les deux autres cols (de lescou et du pré guittard) me paraissent moins jolis car mon attention se porte plus sur mes jambes (douloureuses) que sur ces magnifiques paysages. 13h15, nous rentrons au centre après 65km et 1180 de dénivelée pour trois cols et quelques côtes. Bon début. Je me pose déjà des questions sur la moyenne montagne…Gérard et Georges, eux, ne s'en posent pas. Ils roulent devant, faciles, mais n'oublient jamais de m'attendre quand il le faut. Repos le dimanche après midi ; nous en profitons pour regarder à la télé l'amstel gold race. Comment font -ils pour rouler si vite ??

· Lundi matin. J'ouvre les fenêtres à 6h30. Surprise : toutes les montagnes alentour sont blanches. La neige est tombée cette nuit mais il fait très beau. Et le cœur y est toujours.
Pierre et Gérard
Départ 8h30. Trois cols au programme et le premier est divin. Dès 500 mètres d'altitude, les champs sont blancs mais la route est sèche et le soleil brille ; la couche de neige est de plus en plus épaisse au fur et à mesure que nous montons. De temps en temps, un souffle d'air secoue une branche qui nous pulvérise les flocons de la nuit. Ces paysages méritent bien quelques photos, et, à force d'arrêts, je me retrouve seul dans cette immensité blanche ou règne le calme absolu. Les 300 derniers mètres sont de plus en plus enneigés mais tous sont passés, je ferai donc de même. Mes amis m'attendent au sommet du col de Reychasset(1052 m) pour des photos et le petit en-cas. Pour une fois, je ne dis pas " ouf! " en arrivant en haut. C'est tellement rare de monter un col dans la neige mais sous le soleil et par une température clémente ; c'était très agréable La suite l'a moins été car après le pique-nique, un vent de face nous a empoisonné et les deux cols restants ont été franchis dans la douleur. Heureusement, Gérard et Georges étaient toujours là et m'ont accompagné jusqu'à …l'apéritif du soir…
Georges dans les Gorges · Mardi matin. Les jambes sont lourdes et le parcours s'annonce difficile. L'expérience des premiers jours nous appris à réévaluer la dénivelée de 40% en plus. La suite nous donnera raison puisque à partir d'aujourd'hui, le compteur dépassera tous les jours les 2000 mètres.
Aujourd'hui, le parcours aura raison de mes modestes prétentions. Gérard, imperturbable, effectue le parcours complet avec une facilité déconcertante. Georges, plus remuant, plus frondeur aussi, veut en découdre avec les meilleurs ; et il passe dans les premiers dans le col de Soubeyran alors que dans le col d'Ey, seuls deux cyclos passent avant lui ; il n'en est pas peu fier. La journée est dure pour moi, je rentre fatigué. Ou sont les belles intentions du premier jour ? Pourquoi tant de kilomètres d'entraînement pour craquer si vite ? Sortirai-je demain ?
· Mercredi matin. Petit parcours prévu, 84 km et repas au centre. A lire de plus près, 84 km mais 4 cols dont 3 au- dessus de 1000 m et 1656 m de dénivelée plus les 40% habituels.
Je décide de faire un petit parcours et de rentrer. Certains se sont octroyés la journée complète de repos et ils ont eu raison ; les deux dernières journées s'apparentent à des cyclos- montagnardes. Mais mes deux compères sont toujours là, sereins, pas décidés à perdre la moindre miette. Ils feront tous les parcours en entier. Quelle santé !
Jeudi matin. 132 km prévus, 1702m de dénivelée, plus les 40% et six cols. Je ne me sens plus de suivre. Comme beaucoup d'autres j'effectue un rapproché en voiture pour effectuer une boucle de 65 km.

 · Nous nous retrouvons nombreux à St sauveur- gouvernet et les places de parking sont insuffisantes pour nous accueillir tous. Nous formons un " grouppetto " et nous rallions le lieu de pique-nique en même temps que les autres. Je retrouve Gérard et Georges toujours aussi fringants et gais ; rien ne les atteint ; ils roulent et ne coupent jamais ; leur appétit de kilomètres n'a d'égal que le mien à table…

Vendredi matin. 122 km prévus 2027m de dénivelée plus 40%, 5 cols au programme après les 6 d'hier. STOP. Je suis cuit.
Gérard en montée
Je suivrai le parcours en voiture, de bout en bout. Je serai la voiture balai. Je ne serai pas le seul. Beaucoup réduiront le parcours, certains ne le feront qu'en voiture, mais Gérard et Georges, insatiables, s'offrent le parcours complet sans signes apparents de fatigue ou de lassitude. Ils m'auront étonné de bout en bout.
Des participants au salon
· Le parcours de samedi matin a été escamoté car il posait des problèmes d'heure de départ, de libération des chambres etc…
et nous en avions plein les pattes.
· Ce séjour s'est avéré être le plus dur de tous mes séjours. J'y ai quand même pris beaucoup de plaisir car la convivialité a été immédiate et ne s'est jamais démentie.
Les participants à table
Si les parcours étaient très musclés, les paysages de la Drôme provençale m'ont enchantés. C'était vraiment un régal de rouler au milieu de champs d'oliviers parfois plus que centenaires, de cerisiers formant des bouquets de fleurs blanches, de splendides abricotiers roses ou les longues et ondulantes plantations de lavandes pas encore en fleurs. Une question restera cependant a élucider : Francis, ou as-tu déniché de ces parcours ? Ce séjour s'intitulait " petite montagne ". Alors, c'est quoi " la grande montagne " ??? Merci quand même à toi et Marie-Claude, à Pierre, à Michel et Armande, vous avez toujours été présents et nous avons quand même passé une sacrée semain

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